Le château Saint-André-Corbin, dont la haute réputation est établie depuis fort longtemps, mérite le bref rappel historique suivant, puisé dans l’œuvre de Raymond Guinodie, le très précis et très consciencieux historien de Libourne, ainsi que dans celle de Camille Jullian, lequel jouit de toute l’autorité qui s’attache à ses travaux : ces historiens partagent l’opinion selon laquelle la villa gallo-romaine » Lucaniacus « , propriété du consul Ausone, gloire bordelaise du IVe siècle, était située à l’emplacement du lieu actuellement dit » Saint-André-Corbin « , commune de Saint-Georges. C’est sur le territoire de ce lieu-dit qu’à la suite de fouilles exécutées en 1843, des vestiges gallo-romains de grande valeur furent mis à jour, tels que Vénus, Diane, etc. Et nous savons, par les écrits d’Ausone, qui fut aussi un poète délicat, qu’il envoyait à Rome, pour la table des Césars, les vins de son vignoble …
Par des méthodes attentives de culture et de vinification, la famille Saby, propriétaire de nombreux crus dans le Libournais, obtient une récolte moyenne annuelle de 111 tonneaux, sur un terrain argilo-calcaire, d’un vin extrêmement généreux, souple et bouqueté.
L’encépagement est composé de 75 % Merlot et de 25 % Cabernet franc. L’âge moyen du vignoble est de 60 ans pour 19 hectares environ. Les vendanges sont effectuées manuellement. L’élevage du vin est ensuite fait en barriques.
Une attention particulière est apportée au détail pour les soins du vignoble. Un travail réfléchi sur les équilibres sol/plante permet de produire un vin concentré avec des rendements modérés.
Château Saint-André-Corbin
Saint-Georges-Saint-Émilion • 26 HA