Le Château Tour Prignac est une ancienne maison forte du XVIIème siècle. Avec ses trois tours dont un colombier, il apparaît serti de vignes et son architecture privilégie l’espace, la lumière et le paysage. Le lieu est un heureux mélange de modernisme et de classicisme, où la pierre et les couleurs s’équilibrent parfaitement. L’allée de platanes qui conduit jusqu’au château est majestueuse et le parc jouit d’une quiétude des plus bucoliques. Durant le Second Empire, un ingénieur agricole, Pierre Edouard Seignouret, planta les premiers hectares du vignoble sur le Domaine de « Tartuguière », ancien nom du domaine, dont l’origine vient de « tartugue » ou « Tortugue », qui signifie “tortue” dans le langage rural ancien. On suppose que la présence de tortues dans les eaux avoisinantes justifiait cette désignation. On retrouve sur les murs de la propriété, une gravure représentant une tortue avec les initiales A.S., pour Albert Seignouret. Il s’agit du fils de Pierre Edouard Seignouret qui a poursuivi l’œuvre de son père après sa mort en 1895. Il n’aura de cesse de tenter diverses expériences de toute nature, parmi lesquelles des plantations “hybrides” de cépages, ce qui lui vaudra sa réputation de rêveur et d’aventurier dans le milieu vinicole. Peu avant la guerre espagnole, le domaine est vendu au Duc de Infantado et de Francavilla, général de l’armée espagnole. Ce grand d’Espagne troque les beaux vins contre les bovins et la propriété tombe dans l’oubli jusqu’à ce que la famille Castel la rachète en 1973. Elle entreprend alors un travail de titan en remettant en valeur le vignoble, les terres cultivables et les bâtiments d’habitation et d’exploitation. Elle donne un nouvel élan à ce château endormi en portant celui ci à 300 hectares dont 144 de vignes. Cette renaissance passa également par la transition par le nom « Château Tour Prignac », en référence aux tours de la propriété.
La propriété, la plus grande du Médoc en un seul tenant, couvre 300 hectares, avec 144 hectares de vignes. Elle pratique la polyculture, incluant céréales, foin pour bétail et chevaux. C’est 24% de ses terres qui sont consacrés à des espaces agroécologiques, telles que des arbres, des haies, des jachères fleuries avec des ruches, des champs et une grande zone forestière. Les terroirs sont composés en majorité d’argiles sur lesquelles on trouve le Merlot et de sols argilocalcaires sur lesquels se développent les Cabernets-Sauvignons. Le vignoble est travaillé dans le respect des particularités du sol et les cépages ont été plantés en fonction des différents terroirs et orientations des vignes. La densité de plantation est élevée et a été portée à 7 800 pieds à l’hectare. Face à un minimum imposé par l’appellation de 5 000 pieds/ hectare.