Château Lafite Rothschild

Premier Grand Cru Classé en 1855
Pauillac
Château Lafite Rothschild
Château Lafite Rothschild
Château Lafite-Rothschild
33250 Pauillac

La propriété

En quelques mots

Le cru de Lafite a de lointaines origines et une très ancienne renommée. Il occupe les plus belles croupes de Pauillac, territoire dont parlait déjà le poète Ausone, vers l’an 325 de notre ère, dans une de ses Épîtres à Théon :
« Pauliacus, tanti non mihi villa foret…  » (Epit. VIe).
Les seigneurs de Lafite furent pendant tout le Moyen Âge, et jusqu’en 1789, les hauts justiciers de la contrée.
L’existence de Lafite en tant que Seigneurie médiévale est attestée dès le XIVe siècle. Le nom de Lafite provient du gascon « la hite », c’est à dire la butte. Avec les Ségur, au XVIIe siècle, le vignoble se structure et la réputation de Lafite comme grande propriété viticole s’établit. Jacques de Ségur est à l’origine de la plantation du vignoble de Lafite, autour de 1670 et au début des années 1680. En 1695, son fils, Alexandre, prendra pour épouse l’héritière du Château Latour et cette union donnera naissance à Nicolas-Alexandre de Ségur.
À partir de 1716, le marquis Nicolas Alexandre de Ségur va s’attacher à consolider les premiers succès, améliorer les techniques vinicoles et surtout à promouvoir le prestige des grands vins sur les marchés étrangers et à la cour de Versailles. Il y gagnera le surnom de « Prince des Vignes » et le vin de Lafite, le titre de « Vin du Roi », avec le soutien d’un ambassadeur de choix, le Maréchal de Richelieu.
Le Marquis n’avait pas de fils et ses propriétés furent divisées entre ses quatre filles. Lafite échut au Comte Nicolas Marie Alexandre de Ségur, fils de la fille aînée du marquis. En 1785, l’auteur anonyme d’un mémoire sur la ‘Seigneurie de Lafite’ parlera du « plus beau vignoble de l’Univers ».
À la veille de la Révolution, Lafite est déjà au sommet de la hiérarchie viticole comme en témoignent les écrits exceptionnels de Thomas Jefferson, futur président des États-Unis, alors ambassadeur de la « jeune République » auprès de la Cour de Versailles.
La présence de la famille Ségur à la tête de Lafite s’achève très brutalement avec l’exécution de Nicolas Pierre de Pichard sous la Terreur, le 12 messidor de l’an II (30 juin 1794). Dans le vestibule du Château Lafite se trouve, encadrée, la très vieille affiche annonçant la vente aux enchères de la propriété, le 12 septembre 1797. Le domaine est décrit alors comme « le premier cru du médoc, produisant le premier vin de Bordeaux ». L’acheteur, Jean de Witt, citoyen hollandais, est rapidement contraint de revendre Lafite à trois négociants également hollandais. Du court passage de Jean de Witt, Château Lafite gagnera une remarquable lignée de régisseurs dont le premier d’entre eux, Joseph Goudal, tiendra ferme les rênes du domaine pendant la première partie du XIXe siècle et durant le classement de 1855.
En 1818, le nouvel acquéreur de Lafite est Barbe-Rosalie Lemaire dont le mari est Ignace-Joseph Vanlerberghe, gros négociant en grains, important fournisseur des armées de Napoléon. Aimé-Eugène Vanlerberghe, leur fils, détiendra en fait Lafite jusqu’à son décès en 1866. On découvrira lors de sa succession que Samuel Scott père et fils ne furent jamais que ses mandataires et banquiers.
Le 8 août 1868, le Baron James de Rothschild acquiert le Château Lafite mis en vente publique dans le cadre de la succession d’Ignace-Joseph Vanlerberghe. Le Baron James, chef de famille de la branche française des Rothschild, meurt 3 mois après l’achat, Lafite devient la propriété conjointe de ses trois fils : Alphonse, Gustave et Edmond. Pour saluer le changement de propriétaire ou l’euphorie de cette période prospère, l’année 1868 reste mémorable pour Lafite à un autre titre, le prix exceptionnel atteint par le millésime. Cette cotation en primeur constituera un record pendant plus d’un siècle. Fort heureusement pour les Barons Alphonse, Gustave et Edmond de Rothschild, la « belle époque » du Médoc se prolongera une quinzaine d’années après l’acquisition de Lafite. Viendront ensuite les épreuves de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, elles seront surmontées et leurs héritiers demeurent les propriétaires de Lafite. La cinquième génération de la famille est aujourd’hui à la tête du domaine en la personne du Baron Éric de Rothschild.
L’arrivée aux commandes du Baron Éric, à la fin des années 1970, va donner une nouvelle impulsion par son implication dans la recherche de l’excellence et la mise en place progressive d’une nouvelle équipe technique. Dans le vignoble, le travail de replantation et de restauration se double d’amendements réajustés et de traitements raisonnés. Dans les chais, on installe une cuverie en inox en complément des cuves en chêne et on construit un nouveau chai de vieillissement, de forme circulaire, sous la direction de l’architecte catalan Ricardo Bofill. Ce chai révolutionnaire, salué par son caractère innovant et son esthétisme épuré, peut accueillir deux mille deux cents barriques. Dans le même esprit, le Baron Éric initie en 1985 une démarche artistique associant Lafite à des artistes photographes parmi lesquels on peut citer Jacques Henri Lartigue, Irving Penn, Robert Doisneau et Richard Avedon. Il va également élargir l’horizon des domaines par de nouvelles acquisitions en France et à l’étranger.
Le passage du XXIe siècle se fait dans la sérénité compte tenu des grands millésimes en cours de vieillissement dans les chais et les caves.
Les vins de Lafite, toujours produits avec les mêmes soins jaloux, la même permanence de la recherche de l’excellence, conservent ainsi leur réputation inaltérée et continuent à briller sur le monde, comme ils le firent jadis à la Cour de Versailles.

Appellation

Pauillac

Commune

Pauillac

Exploitants

La Famille Propriétaire

Le vignoble / Chai

Vignoble Château Lafite Rothschild

Les vins de la propriété

Activités

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