Château Dillon

Haut-Médoc • 185 HA

La propriété

En quelques mots

Appelé initialement château Terrefort, du nom de l’ancien domaine seigneurial sur lequel il fut édifié, le château aurait été bâti à la fin du XVIIe, ou au début du XVIIIe siècle, à l’emplacement d’une maison forte probablement médiévale. Conçu initialement comme chartreuse basse, il fut surhaussé au cours du même XVIIIe siècle.
Il appartint à Mlle Lecomte, en 1704 ; puis à M. du Tyrac, qui le vendit à M. Robert Dillon, écuyer du roi, pour 150 000 livres. Les Dillon étaient, comme les O’Connor et les Lynch — qui s’installèrent à Breillan, autre château de Blanquefort — une famille irlandaise exilée en France à la fin du XVIIe siècle. La propriété resta aux Dillon jusqu’à la Révolution, puis fut confisquée par l’État en 1793. Théobald Dillon, troisième fils de Robert, réussit néanmoins à la racheter, alors que ses deux frères aînés étaient encore émigrés. En 1829, François Seignouret en fit l’acquisition. Tout en agrandissant le vignoble, il developpa la commercialisation de son vin en Amérique, particulièrement à la Nouvelle-Orléans, où il avait créé une maison de négoce. C’est lui qui créa l’étiquette Château Dillon dont le nom supplanta à la fin du XIXe siècle celui du château Terrefort.
En 1874, la propriété appartenait toujours à Mme Veuve Seignouret. Au début de ce siècle, le château Dillon devenait possession de M. Filipini, héritier des Seignouret. La dernière propriétaire connue fut la vicomtesse d’Arlot de Saint Saud qui la vendit au ministère de l’Agriculture en 1956. Les terres de la propriété étaient alors déjà louées, depuis 1923, par l’école régionale d’Agriculture (devenue lycée agricole).
C’est à l’expiration du bail de 30 ans que le ministère acheta la totalité du domaine, château inclus.
Sur le plan vinicole, si, avant 1840, la production se limitait à 7 ou 8 tonneaux, elle passait à 130/150 tonneaux vers 1866, grâce à la mise en valeur de François Seignouret. Les vins étaient expédiés en totalité aux États-Unis où ils jouissaient d’une grande faveur et faisaient les délices des familles américaines de souche française.
En 1874, avec ses 52 hectares, le vignoble était le plus étendu de Blanquefort.
Au début du siècle, le vignoble périclita. Aujourd’hui, mis en valeur par le lycée agro-viticole de Bordeaux-Blanquefort, le château Dillon demeure encore l’un des cinq seuls Crus Bourgeois de cette commune sur les 32 que l’on dénombrait en 1824. Le domaine continue de s’étendre avec des plantations en 2004 et 2005 de 2,20 hectares et 2 hectares.
Vignobles et vinification sont conduits suivant les traditions médocaines, tout en faisant appel aux techniques modernes permettant l’obtention de la meilleure qualité et soucieux de la préservation de l’environnement (maîtrise des rendements, production intégré…).
L’élevage se fait en barriques de chêne, neuves pour 30 %. La mise en bouteilles intervient après 18 mois.
Le lycée agro-viticole de Blanquefort exploite avec les mêmes soins, un vignoble blanc d’une superficie de 2,5 hectares, connu sous le nom de château Linas, qui produit environ 16 tonneaux de vin A.O.C. Bordeaux blanc sec et un second Haut-Médoc, le château Breillan. La présence de l’Institut français de la vigne et du vin et des services vignes et vin de la chambre d’agriculture font de ce site un lieu exceptionnel dans le monde viticole. Ces deux organismes associés à l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Bordeaux Gironde forme le Vinopôle Bordeaux-Aquitaine.

Appellation

Haut-Médoc

Commune

Blanquefort

Le vignoble / Le chai

Sols terrains argilo-calcaire et gravelo-sableux
Vignoble Château Dillon

Les activités œnotouristiques

Château Dillon
Château Dillon
84, avenue du Général de Gaulle
33290 Blanquefort

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