Château Dauzac, Cru Classé en 1855, a l’immense privilège d’avoir un vignoble d’un seul tenant, de 45 hectares, 42 hectares en appellation Margaux et 3 hectares en appellation Haut-Médoc. Protégé des vents océaniques par les forêts qui l’entourent sur un ensemble d’une centaine d’hectares, ce terroir unique a permis de développer une culture de précision, valorisant les caractéristiques exceptionnelles de ce Grand Cru Classé.
Tout au long de son histoire, Dauzac a été la propriété de familles d’exception, par leur influence politique et leur puissance économique.
En 1685, le négociant bordelais Pierre Drouillard, trésorier de France, fait de Dauzac une des plus belles exploitations viticoles du Médoc. En 1700, son petit-fils, Jean Baptiste Lynch, maire de Bordeaux par la grâce de l’empereur Napoléon puis Pair de France sous Louis XVIII lui fera traverser les régimes, toujours à la première place.
Puis en 1855 pendant deux décennies, les Wiebroock installent définitivement Dauzac dans l’aristocratie des vins du Médoc et obtiennent sa reconnaissance dans le classement de l’année.
C’est en 1863 que les Johnston, famille puissante également propriétaire de Ducru-Beaucaillou, interviennent et lui donnent sa première étiquette jaune. Le régisseur de ces propriétés Ernest David y met au point la célèbre bouillie bordelaise, ce qui a permis de sauver le vignoble bordelais du mildiou et par delà, la viticulture mondiale.
Monsieur Bernat, le propriétaire des Glacières Bernat, rachète Dauzac en 1939. Afin de réguler la température des cuves, il a l’idée de mettre des pains de glace dans celles-ci durant la fermentation, réalisant ainsi les premiers pas de la thermorégulation.
Après le passage des Miailhe et des Chatellier, la MAIF reprend le château en 1988.
La MAIF s’associe avec les Vignobles André Lurton au sein d’une société d’exploitation en 1992. André Lurton, décelant un terroir d’exception, entreprend très rapidement d’en tirer la quintessence. En 2004, sous son impulsion est construit un nouveau chai gravitaire.
En 2005, sa fille, Christine Lurton- de Caix, lui succède. Elle continuera à faire progresser la qualité du vin de Dauzac et s’attachera à le faire découvrir dans le monde entier.
Dès les primeurs 2012, Dauzac retourne sur la Place de Bordeaux. En 2013, avec l’intention de faire progresser ce cru d’exception, la MAIF & les Vignobles André Lurton élaborent un plan stratégique ambitieux et nomment Laurent Fortin au poste de directeur général de Dauzac.
Comme les plus grands crus Médocains, les meilleurs terroirs doivent « regarder la Gironde ». Dauzac, situé à 350 mètres de l’estuaire, entre Labarde et Macau, confirme la règle. Celui de Dauzac est composé comme il se doit d’une croupe de belle profondeur de graves, dans une veine géologique unique au château. Ces couches de graves d’épaisseur variable, vestiges d’anciennes terrasses alluviales, reposent sur un sous-sol graveleux & argileux. Tout le secret est naturellement de pouvoir comprendre et de savoir mener au mieux ce terroir dans ses différentes parcelles et selon les caractéristiques du millésime.
Château Dauzac
Cinquième Grand Cru Classé en 1855
Margaux • 120 HA
Château Dauzac
Château Dauzac
33460 Labarde
Château Dauzac
33460 Labarde