» Avec des minarets groupés sur ses coteaux,
Étalant jusqu’aux cieux ses fronts orientaux,
Fier d’être des nababs le suprême régal,
Voilà Cos-d’Estournel qui peut marcher l’égal
De tous les plus grands crus classés de la Gironde
Brillant d’un vif éclat de gloire dans le monde. »
Le poète des vins, Biarnez, avait raison de souligner la renommée mondiale des vins du château Cos d’Estournel, car il n’est pas un dégustateur de grands vins qui ne connaisse intimement cette étiquette et le vin unique qu’elle habille, tout en corps et en finesse, en sève et en générosité, en harmonie du bouquet, en équilibre de goût.
Cette croupe de graves qui longe la route allant de Lafite à Cos est elle-même un admirable sol à vocation de très grand vignoble. Il n’y a jamais trop d’eau en hiver en raison de la pente et de la profondeur régulière du sous-sol Éocène, mais la densité du caillou aggloméré de sable sait retenir l’humidité suffisante aux jours les plus chauds de l’été.
La production moyenne est de 250 tonneaux.
Des générations de maîtres de chais et de vignerons maintiennent les traditions et le prestige de ce cru. L’ensemble de ces éléments, joint à une politique commerciale avisée, aboutit à une réussite totale qui fait l’admiration des professionnels aussi bien que des amateurs éclairés.
L’architecture de Cos d’Estournel est aussi étonnante avec ses clochetons, qui rappellent l’époque où le propriétaire d’alors, M. d’Estournel allait livrer ses vins aux Indes et en Arabie, d’où il ramenait des chevaux sauvages qu’il élevait sur les belles prairies toujours annexées au vignoble. Il conservait parfois à bord du navire quelques fûts sans vouloir les vendre, et certains chroniqueurs le considèrent comme le promoteur de la mode des vins » Retour des Indes ».
Le nouveau chai de Cos d’Estournel est le fruit de longues années de réflexions communes à l’équipe technique du château et à l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Ce travail a abouti à un projet unique en Bordelais et dans les vignobles du monde, un chai exclusivement gravitaire dans lequel toute pompe a été bannie, l’objectif premier étant de revenir à l’essentiel, pouvoir travailler dans le plus pur respect du raisin et donc de l’expression de terroir.
Les cuves isothermes et tronconiques en inox du cuvier sont des modèles d’inertie thermique. Leurs capacités variées – elles contiennent de 19 à 115 hectolitres – permettent d’effectuer un travail parcellaire minutieux et ceci grâce à une étude précise du vignoble. De la réception de la vendange jusqu’à la mise en bouteille, le vin est délicatement élevé par gravité.
Château Cos d’Estournel
2e Grand Cru Classé en 1855
Saint-Estèphe • 100 HA