Syndicat régional des courtiers en vins et spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest

Organisme de représentation • Bordeaux

Syndicat régional des courtiers en vins et spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest

À propos

En Gironde, les courtiers de vins ont une importance considérable et prépondérante ; leur rôle consiste principalement à mettre en rapport le vendeur et l’acquéreur. Pour cela, ils doivent connaître parfaitement, aussi bien les besoins du commerce que les disponibilités et les qualités des vins produits dans les diverses propriétés.
 
D’ailleurs, ils sont plus ou moins spécialisés : les uns s’occupent surtout des vins rouges, d’autres s’intéressent principalement aux vins blancs, travaillant parfois dans des régions particulières. Il existe même des courtiers traitant presque exclusivement des vins en bouteilles. 
 
Lorsque les acheteurs ont précisé les caractéristiques du vin qu’ils désirent, ainsi que le prix auquel ils voudraient l’acquérir, les courtiers essaient de trouver parmi les récoltants celui ou ceux qui possèdent des vins correspondant à la qualité et au prix désirés par le négociant. Inversement, lorsqu’un producteur est désireux de vendre son vin, il l’offre aux courtiers, qui, après l’avoir dégusté et analysé, le présentent aux négociants susceptibles d’être intéressés. Lorsque la transaction est effective, et après avoir recueilli l’accord des parties sur les conditions du marché, ils établissent un bordereau de confirmation reprenant les conditions exactes de la transaction ; les courtiers restent les garants moraux de la bonne exécution des contrats. Enfin, au moment de la livraison, ils sont chargés de « l’agréage ». Ils doivent s’assurer de la conformité du vin livré avec les échantillons présentés au préalable.
 
Pour exercer ce métier, il faut donc savoir apprécier et connaître la qualité des vins produits, ainsi que la spécificité des vins habituellement traités par les divers négociants. Le courtage, ainsi compris, est une vraie science que l’on acquiert par de longues observations, de nombreuses dégustations, une grande pratique et un jugement droit. Leur compétence et leur intégrité sont, et depuis longtemps, universellement reconnues, et c’est à eux que l’on fait appel lorsqu’il s’agit d’apprécier la qualité des vins. C’est ainsi qu’en 1854, la chambre de commerce de Bordeaux, pour effectuer le classement qu’elle désirait voir figurer à l’Exposition universelle de 1855, fit appel au syndicat des courtiers. 
 
D’autre part, nombre de « classements » effectués depuis cette époque à la demande de diverses organisations ont souvent été confiés à des collèges de courtiers. Il en a été ainsi en particulier des classements de Graves, de Saint-Émilion et des Crus Bourgeois Supérieurs et Bourgeois du Médoc.

Des représentants des courtiers figurent toujours dans les commissions d’agrément des diverses appellations. Les courtiers étaient autrefois des officiers ministériels, leur nombre était limité. Actuellement, l’activité de courtier est conditionnée à l’obtention d’un examen. En effet depuis 2020, les candidats doivent justifier soit d'un stage de 6 mois minimum dans la filière vitivinicole, soit de l'obtention d'un diplôme sanctionnant une formation vitivinicole ou soit l'acquisition d'une expérience professionnelle de 6 mois minimum sur le territoire d'un État membre de l'Union européenne ou d'un État partie à l'accord sur l'espace économique européen en qualité de travailleur indépendant ou de salarié dans la filière vitivinicole. Le jury est présidé par un juge consulaire et composé d'un professeur d'œnologie, d'un représentant local de la profession de courtiers en vins et spiritueux à la retraite et d'un membre de la chambre de commerce et d'industrie dans le ressort territorial de laquelle est organisé l'examen. Le jury juge des compétences des candidats dans les domaines suivants : 

  • connaissances œnologiques ; 
  • aptitudes à la dégustation ;
  • connaissances relatives au droit commercial et aux contrats de courtages.


Il existe également des courtiers assermentés dont les fonctions concernent entre autres, les estimations de prix, les ventes aux enchères et les expertises amiables ou judiciaires. Ils sont chargés d’établir les cotations officielles des vins, compte tenu des transactions effectuées sur la Place de Bordeaux.
 
Riche de cette histoire et soucieux de s'adapter continuellement aux évolutions des marchés, ce « troisième homme » de la filière, intermédiaire indispensable de la Place de Bordeaux avec plus de 75 % des transactions annuelles réalisées par son intermédiaire, constitue le maillon irremplaçable de la glorieuse chaîne des grands vins de Bordeaux.
 
Le syndicat régional, le plus important de France, regroupe la majeure partie des courtiers en vins exerçant dans notre région et titulaires d'un numéro d'inscription au Registre national des courtiers en vins et spiritueux délivrée par la chambre de commerce et d'industrie de France. Il a pour but, en plus des représentations interprofessionnelles et officielles, de veiller, entre autres, à ce que soient présentées au commerce et à la propriété les garanties morales qu'ils sont en droit d'exiger des intermédiaires qui les visitent.
 
Indépendant des parties, le courtier aura toujours à cœur de défendre et valoriser commercialement les vins issus de l'exceptionnel patrimoine vinicole bordelais.