Pauillac

rouge • 1250 ha

Depuis la nuit des temps jusqu'à l'aube de ce XXe siècle, Pauillac eut une activité portuaire des plus florissantes due à sa situation privilégiée, en bordure de la « rivière », à mi-chemin entre l'embouchure de la Gironde et Bordeaux. De nombreux navires y faisaient escale avant de remonter vers Bordeaux, ou de prendre la mer. Aujourd'hui, les moyens de transport ayant tout bouleversé, il « reste alors les témoignages et le souvenir », comme l'a écrit Bernard Ginestet dans son livre sur Pauillac.

À ceci près que le rassemblement des grands voiliers aura marqué les esprits des plus jeunes Girondins. En 1991, ceux-ci ont navigué avec des navires russes sur le port. Et, que diable, les amateurs de voile savent encore faire halte dans son port pour allier les plaisirs de l'eau à celui du vin ! Il est vrai que ce mariage n'est pas toujours de bon goût… L'on raconte ainsi qu'un évêque de Bordeaux, déjeunant chez Rothschild, eut la maladresse d'adjoindre au vin de l'eau pure. Le baron, effaré, lui dit alors : « Mais, Monseigneur, vous coupez le vin ! », « Que non ! », répondit l'évêque, « Je le baptise ». La présence du vignoble remonte à la fin du Moyen Âge. Celui-ci s'étendit pas à pas au cours des siècles suivants. Mais c'est avec l'avènement des grandes propriétés au début du XVIIe puis durant les XVIIIe et XIXe siècles qu'il prit l'importance que nous lui connaissons.

La commune de Pauillac est séparée de celle de Saint-Estèphe, au nord, par la zone marécageuse de la jalle du Breuil et de celle de Saint-Julien, au sud, par la petite vallée du ruisseau de Juillac.

Elle est composée de croupes graveleuses au nord et au sud, séparée en partie par le marais de Pibran. Leur modelé exceptionnel caractérise ce terroir de graves garonnaises plus ou moins sableuses, et donc bien drainées. Terres pauvres par excellence, inaptes à toute culture, elles sont la base de l'opulence et de la quintessence des vins de cette appellation.

Le sous-sol est le plus souvent constitué par de l’alios, généralement assez profond, permettant un bon drainage et un bon enracinement de la vigne. Parfois, il est constitué de marne plus ou moins calcaire. En bordure de la Gironde existent encore des parties marécageuses ou des prairies sur sols d’alluvions récentes. Les croupes sont constituées de graves plus ou moins sableuses mais bien drainées, convenant parfaitement à la culture de la vigne.

Les cépages

Les cépages principaux : 6

  • Cabernet franc
  • Cabernet Sauvignon
  • Carmenère
  • Merlot
  • Malbec
  • Petit Verdot

Aires et zones géographiques

Aire géographique — 4 communes

  • Saint-Julien-Beychevelle
  • Pauillac
  • Saint-Sauveur
  • Saint-Estèphe

Aire de proximité immédiate — 7 communes

  • Cissac-Médoc
  • Vertheuil
  • Saint-Julien-Beychevelle
  • Saint-Seurin-de-Cadourne
  • Saint-Sauveur
  • Saint-Laurent-Médoc
  • Saint-Estèphe

Rouge Sec Tranquille

Dégustation & service

  • Arômes cassis
  • Arômes cerise noire
  • Arômes cerise rouge
  • Arômes fraise
  • Arômes framboise
  • Arômes griotte
  • Arômes groseille
  • Arômes myrtille
  • Arômes mûre
  • Arômes prune
  • Arômes réglisse
  • Arômes violette
  • Arômes terre

Intensité olfactive

FaibleDiscrèteAromatiqueDéveloppéeExpressivePuissante

Intensité gustative

Très faibleFaibleMoyenneForte

Température de service

19 °C

Attaque

franche

Acidité

vive

Longueur

très longue

Garde moyenne

20 ans

À propos des crus s

Les vins d’AOC Pauillac sont parmi les plus célèbres du Médoc. Ils sont corsés, pleins de sève, fins et distingués. Puissants dans leur jeunesse, leurs arômes de fruits rouges ou de fleurs (cassis, framboise, violette, rose, iris) se fondent avec le temps en un bouquet délicat.

Riches et complexes, ils sont particulièrement aptes au vieillissement. Souvent d’ailleurs, le gourmet les « attend ».